Céramiste du Panier attend un premier message culotté
10 octobre 2026
J'ai un petit atelier de poterie dans une ruelle qui grimpe vers la Vieille Charité, où mes mains restent plongées dans la terre du matin au soir. Céramiste du Panier, j'attends un premier message culotté, pas un « bonsoir » mou. Celui qui me ferait répondre dans la minute : « J'ai cassé un bol exprès pour avoir une raison de venir à ton atelier. » C'est absurde et ça me plaît. Ce qui me fait détaler : « T'as un Insta ? » Je n'ai rien d'un catalogue. J'aime rire, me laisser surprendre et les hommes qui osent sans être lourds. Le soir, je descends souvent boire un verre sur la place de Lenche et je rêve de quelqu'un pour remonter avec moi. Si tu as une excuse aussi bête que la mienne, j'attends ton message.
Quand je suis connectéeChaque soir après dix-neuf heures, excepté le mardi, jour de cuisson du four et de longues heures à l'atelier.
Ce qui me plaîtUn verre au soleil couchant sur la place de Lenche, des ruelles à remonter main dans la main, puis une nuit joyeuse et tendre dans mon petit appartement.
Ce que je ne veux pasMon numéro ne se donne qu'après une vraie conversation, et je supprime quiconque me parle comme à une vitrine.